BIO c'est bien, bio et local c'est encore mieux !

En se mettant à table, qui pense au long circuit qu’ont suivi les aliments qui se trouvent dans notre assiette et aux impacts environnementaux que cela représente ?
Les plus importants proviennent des phases de production et de transformation en Europe et dans le monde avec notamment l’augmentation des transports par avion.

Pour exemple, 1 kg d’ananas du Ghana transportés par avion rejette 5 kg de CO2 alors que le transport du même ananas par bateau engendre environ 50 g d’émissions de CO2. Pourquoi transporter les aliments par avion ?
Pour apporter le plus rapidement possible aux consommateurs des denrées produites aux quatre coins du monde et assurer ainsi une offre constante et variée tout au long de l’année. Les produits le plus souvent transportés par avion sont les fruits et les légumes.
Les trajets se rallongent avec des allers-retours « inutiles ». La plupart des pays importent et exportent le même produit. Cela représente un surplus important de rejets de CO2. Cette situation est due en partie aux subventions à l’exportation accordées par la Communauté Européenne ou à la


prévalence des considérations économiques dans les choix commerciaux. En 1999, la France a exporté 3.515 millions de tonnes de lait, et au cours de cette même année, en a importé 1.641 millions de tonnes.
La réalisation d’un plat (Poulet Hawaï) peut entraîner le rejet de 0.08 à 2.7 kg de CO2 en fonction du choix des ingrédients. L’assiette peut contenir jusqu’à 60 000 km !
Vaut-il mieux acheter un aliment issu de l’agriculture biologique, mais importé d’un pays lointain ou une denrée produite localement par des procédés plus traditionnels ?
Une étude réalisée en Angleterre en 2001, conclut que d’un point de vue environnemental, il vaut mieux acheter un produit local, issu de l’agriculture classique plutôt qu’un produit biologique importé, tant le transport est un facteur qui pèse dans le bilan environnemental.
Le meilleur choix est bien sûr d’acheter des fruits et légumes biologiques, cultivés dans la région.

source : L’Observatoire Bruxellois de la Consommation Durable, www.observ.be