La conversion à l’agriculture biologique entraîne le plus souvent de profondes modifications du système pour une ferme d’élevage : les assolements, le système fourrager ou la gestion du troupeau peuvent changer du tout au tout. Pourtant, la maîtrise du sanitaire (pathologie, parasitisme…) reste une des interrogations majeures des candidats à la conversion. Diverses enquêtes montrent que le premier frein technique mis en avant est « la peur de la non maîtrise sanitaire » : c’est la crainte du parasitisme, des mammites, ou des pathologies classiques d’élevage (boiteries, métrites, maladies métaboliques…).
La perspective d’avoir des animaux malades et de ne disposer que d’un nombre de traitements limités, la méconnaissance d’autres thérapeutiques sont autant de frein à la conversion.
Par contre, les éleveurs qui travaillent en agriculture biologique depuis plusieurs années disent qu’ils ne rencontrent pas ou peu de problèmes sanitaires.
La mise en place d’un diagnostic sanitaire de conversion doit donc aider l’éleveur à lever ses craintes, lui faire prendre conscience des facteurs de risque de son élevage et des moyens de les contrôler. |
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Conditions :
- Activité d’élevage représentant plus de 30 % du chiffre d’affaire de la ferme,
- Le diagnostic sanitaire doit être réalisé après le diagnostic technico-économique de conversion, mais avant le montage du dossier CAD ; Le rapport de la visite doit accompagner le dossier jusqu’en commission technique,
- Le diagnostic doit être réalisé avec une approche écopathologique (prise en compte de l’aspect pluri-factoriel des pathologies),
Objectifs :
- Lister les principaux facteurs de risques sanitaires de la ferme et envisager des améliorations,
- Montrer que la maîtrise sanitaire de la ferme est possible dans le respect du Cahier des charges, - Expliquer les différentes solutions qui existent face aux problèmes sanitaires dans le contexte de l’exploitation concernée.
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